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Correcteur orthographique

Dictée 3ème : sept textes pour s'entraîner toute l'année

Une dictée 3ème rassemble tout ce que le collège a appris : participes passés dans tous les cas, subjonctif, passé simple irrégulier, relatives longues et formes littéraires. Les sept textes ci-dessous, lus par la voix de votre appareil et corrigés mot à mot, servent d'entraînement régulier pendant l'année de troisième, avant la dernière ligne droite du brevet.

Sept dictées de troisième à faire en ligne

Un grenier plein de souvenirs, une traversée en bateau, un discours devant tout un village, une bibliothèque reconstituée après un incendie, un dernier match, les mots d'un grand-père : six récits écrits pour ce site, à la première ou à la troisième personne. Le septième est un extrait des « Aventures de Télémaque » de Fénelon, dense en imparfaits et en homophones. Les textes sont un peu plus longs que celui du brevet. Écoutez la lecture complète, écrivez phrase par phrase, relisez, puis comparez. Le mode d'emploi de l'outil figure sur la page des dictées en ligne.

Ce que la troisième ajoute

La troisième termine le cycle 4. Les règles nouvelles sont rares ; ce qui change, c'est leur combinaison dans des phrases longues et un registre plus littéraire. Une dictée de 3e vérifie en particulier :

  • le participe passé dans une relative et avec un pronom personnel placé avant : « les décisions que nous avons prises », « je les ai notées » ;
  • l'accord des mots en apposition, séparés du nom par une virgule : « Les habitants, d'abord abattus, décidèrent » ;
  • l'accord avec un sujet collectif ou distributif : « chacun apporta », « la plupart d'entre elles retrouveront » ;
  • le subjonctif après certains verbes et conjonctions (« qu'on se batte », « de peur qu'elles ne s'effacent ») et les formes littéraires du subjonctif imparfait (« qu'il eût », « qu'il fût ») ;
  • le passé simple des verbes irréguliers : « il crut », « il se tut », « ils vinrent », « ils émurent ».

Le participe passé dans tous ses états

Dans une relative ou après un pronom

C'est la difficulté la plus fréquente des textes de troisième. Le pronom « que » ou le pronom « les » reprend un nom placé avant, et le participe s'accorde avec ce nom. Demandez « quoi ? » après le participe : « nous avons pris quoi ? que, c'est-à-dire les décisions ». Accord au féminin pluriel.

Quand rien ne s'accorde

Trois cas trompent les bons élèves. Le complément est placé après : « personne n'a jamais eu le cœur de trier ». Le complément est le neutre « ce » : « tout ce qu'elle a vu ». Le participe est suivi d'un infinitif dont le complément ne fait pas l'action : « la langue qu'on lui avait interdit de parler », « les mots qu'il avait tant redouté de prononcer ».

les mots qu'il avait tant redoutés de prononcer → les mots qu'il avait tant redouté de prononcer

tout ce qu'elle a vue → tout ce qu'elle a vu

les histoires, je les ai noté → les histoires, je les ai notées

Règle d'or des copies de troisième : quand un participe passé suit un « que » ou un « les », arrêtez-vous. Cherchez ce que ce pronom remplace, puis décidez.

Subjonctif et formes littéraires

Les textes de troisième contiennent souvent des formes qui sonnent étrangement à l'oral. Elles sont correctes : écrivez ce que vous entendez, sans « corriger » le texte.

FormeCe que c'estComment la reconnaître
il eut / qu'il eûtpassé simple / subjonctif imparfaitsi l'on peut dire « qu'il ait », accent circonflexe
il fut / qu'il fûtpassé simple / subjonctif imparfaitsi l'on peut dire « qu'il soit », accent circonflexe
quoi que / quoiquequelle que soit la chose que / bien quesi l'on peut dire « bien que », un seul mot
de peur qu'elles ne s'effacent« ne » explétifpas de « pas » : ce n'est pas une négation

Dans « les plus intenses que le gymnase eût jamais connues », il y a deux pièges en quatre mots : l'accent de « eût », puis l'accord de « connues » avec « les dix dernières minutes ». Ce type de phrase revient souvent dans les extraits littéraires choisis pour le brevet.

Une année pour préparer la dictée du brevet

La dictée du brevet dure 20 minutes, compte pour 10 points sur les 100 de l'épreuve de français et porte sur un texte d'environ 600 signes en série générale. Le détail de l'épreuve, son déroulement et ce que l'on sait du barème sont expliqués sur la page de la dictée du brevet. Voici une progression possible sur l'année.

  1. De septembre à décembre : les participes. Une dictée par semaine, en classant les erreurs. Les textes de quatrième sont utiles pour revoir les verbes pronominaux.
  2. De janvier à mars : le subjonctif et les formes littéraires. Alternez les textes de cette page et ceux du brevet. Notez chaque erreur avec sa règle dans un carnet.
  3. D'avril à juin : les conditions réelles. Vingt minutes, une lecture complète, la dictée, une relecture, sans dictionnaire. Écrivez à la main, une ligne sur deux, puis recopiez votre texte dans l'outil pour la correction.

Relire comme un correcteur

La relecture rapporte plus de points que n'importe quelle révision de dernière minute. Faites-la toujours dans le même ordre : participes passés, puis verbes et sujets, puis groupes nominaux, enfin homophones et accents. Sur un texte de cent mots, cinq minutes suffisent si l'ordre est automatique. La méthode détaillée, utile aussi pour les rédactions, est sur la page comment se relire.

Après la troisième

Ces règles ne disparaissent pas avec le brevet. Les dictées pour adultes reprennent les mêmes pièges dans des textes de la vie professionnelle, avec quelques difficultés en plus (« quelque », « demi », verbes pronominaux rares). Pour vos rédactions, le correcteur orthographique en ligne signale les accords courants et les homophones ; sur le subjonctif et les participes des pronominaux, gardez vos propres réflexes de relecture.

Questions fréquentes

Les dictées de 3e sont-elles plus longues que celle du brevet ?

Celles de cette page, oui : elles comptent 110 à 150 mots environ, alors que le texte du brevet fait environ 600 signes, soit une centaine de mots. S'entraîner sur un texte plus long rend l'épreuve plus confortable le jour J.

Quelle différence entre « il eut » et « qu'il eût » ?

Il eut, sans accent, est le passé simple : il eut peur. Qu'il eût, avec accent circonflexe, est le subjonctif imparfait ; suivi d'un participe, il forme le subjonctif plus-que-parfait : les plus intenses que le gymnase eût jamais connues. Si vous pouvez remplacer par qu'il ait, mettez l'accent.

Qu'est-ce que le « ne » explétif ?

Un ne qui n'exprime pas la négation : de peur qu'elles ne s'effacent, avant qu'il ne parte. Il s'écrit seul, sans pas. Si vous ajoutez pas, vous changez le sens de la phrase.

Quand commencer à préparer la dictée du brevet ?

Dès la rentrée de troisième, à raison d'une dictée par semaine bien corrigée. Le dernier trimestre sert à se placer dans les conditions de l'épreuve : 20 minutes, lecture, dictée, relecture, sans dictionnaire.

Pourquoi « les mots qu'il avait redouté de prononcer » ne s'accorde-t-il pas ?

Parce que le complément de redouté n'est pas les mots mais de prononcer : il avait redouté quoi ? de prononcer les mots. Le participe suivi d'un infinitif ne s'accorde que si le complément placé avant fait l'action de cet infinitif.

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